Logements étudiants : de nouvelles résidences en vue

Guid'Formation | 20.06.2017 à 17h47 Mis à jour le 20.06.2017 à 17h48
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Le nombre total d’étudiants en France ayant progressé de 10% au cours de la décennie écoulée, la construction de nouvelles résidences est attendue pour vous !
 
Les étudiants étrangers représentent 9,8% de la population estudiantine. La France est par exemple la 2e destination préférée des étudiants chinois (après le Royaume Uni).
 
Le gouvernement a récemment annoncé vouloir construire 40 000 résidences universitaires gérées par le CROUS dans les cinq années à venir.
Près de la moitié seraient concentrées en Ile-de-France. Rien d’étonnant dans la mesure où 26% des étudiants y sont concentrés, dont 13% à Paris, élue meilleure ville étudiante du monde en 2016.
 
Un minimum de 9500 logements, détenus par des capitaux privés, devraient également être livrés sur la même période.
En France, l’opération la plus importante de 2016 a concerné l’acquisition par Oaktree de 565 logements à Toulouse pour 40 millions d’euros. Les rendements oscillent entre 4,25% et 5,25% selon les localisations « prime » ou secondaires.
 
Le plus grand défi en France reste la pénurie d’actifs répondant aux critères des investisseurs institutionnels et le nombre limité d’exploitants privés avec lesquels les investisseurs peuvent s’associer.
 
Une offre majoritairement détenue par les universités
 
Les logements étudiants représentent 15,3% du parc immobilier français. Parmi eux, 155 500 sont des logements universitaires, soit 6,5% du parc immobilier français. Ils sont généralement gérés par le CROUS et offrent un accès prioritaire aux étudiants boursiers et à faible revenus.
 
Pour Christophe Volle, responsable du pôle Résidentiel du département Investissement de JLL (leader en conseil immobilier) : « A l’horizon 2020, la population estudiantine devrait croitre a minima de 15%. Dans le même temps, même si des mesures ont été prises pour développer le parc de logements, le taux de couverture (actuellement de 16%) restera largement insuffisant pour répondre à la croissance anticipée. Ce marché conserve donc des fondamentaux très solides, qui renforcent l’attractivité des investissements en la matière. L’offre dans les prochaines années dépendra largement du secteur privé et plus globalement des projets de VEFA et nous anticipons un volume d’investissement compris entre 400 et 500 M€ par an sur cette classe d’actif »